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Article DNA 27 août 2002
Le championnat de France de jeu de go Strasbourg
L'veil des vocations


Le championnat de France de jeu de go, qui se tenait au collège Saint-Étienne à Strasbourg, s'est achevé dimanche. L'initiation proposée à cette occasion a connu un franc succès.

 Pour Albert Fenech, l'organisateur de la compétition, l'issue du championnat de France est « sans surprise, puisque les deux places en finale se sont jouées entre quatre ou cinq pointures ayant déjà remporté cette compétition. »  Les finalistes, tous deux Parisiens s'affronteront à Rennes, le 11 novembre, en trois parties d'environ 4 heures chacune. Pour le premier, Pierre Colmez, champion de France en titre, le go n'est pas un jeu de stratégie pure : « Comparé aux échecs il apporte un plaisir esthétique supplémentaire et valorise le rôle de l'intuition ». Son futur adversaire, Farid Ben Malek, lui, considère que « le principe du go porte en lui les valeurs de tolérance et de respect de la philosophie asiatique : c'est donc un jeu foncièrement bon. »

Progrès des Strasbourgeois

 Sa passion l'a conduit à passer un an et demi au Japon à découvrir le monde asiatique et, bien sûr, à étudier en profondeur les subtilités des règles du go. La concentration et la sérénité qui règnent dans la cour et la salle du collège, réservées aux rencontres, confirment bien que, plus qu'un amusement, le go est un art de vivre.  Du côté des quatre compétiteurs strasbourgeois, on enregistre en moyenne trois victoires sur les huit rencontres. « Une performance moyenne mais en progrès par rapport à l'an dernier », analyse Albert Feneck. Son fils, Antoine, l'un des meilleurs espoirs strasbourgeois a trouvé « le rythme des rencontres paticulièrement intensif ». Un rythme qu'il faudrait pourtant encore amplifier, d'après Dai Junfu, le champion de Shangaï, un invité auprès de qui même le champion de France fait pâle figure.  Conscient du retard français par rapport aux pays asiatiques, le club de go du collège Saint-Étienne cherche à susciter le plus grand nombre de vocations possible. Les stands d'initiation ouvert au public chaque après-midi n'ont pas désempli, signe que le jeu de go fait des émules. Encore confidentiels il y a une vingtaine d'années, les jeux de go se vendent désormais en France à 10 000 exemplaires chaque année.  Pour ceux qui ont manqué une occasion de s'initier, les séances du samedi après-midi proposées aux débutants par le club du collège Saint-Etienne reprendront fin septembre.

Virginie Leray

Renseignements : http ://strasbourg.jeudego.org

Alain Veccheider
visitez le site de la ligue http://ligue-est.jeudego.org